vendredi, 29 septembre 2017

Balade vendéenne de 2013 : Montaigu le château !

Bonjour les amis de la blogosphère !

Je prends un peu de temps pour vous mettre la suite de notre balade vendéenne du 27 mai 2013 et publiée en 2013 sur mon ancien blog.

Comme je vous l’avais déjà écrit, revoir ces photos où Paul était encore notre chauffeur me rend bien triste. Mais je dois dès à présent me forger une carapace, car si non, c’est 37 ans de ma vie qu’il me faudrait supprimer et la plus-part de mes photos !

J'irais vous mettre des coms dès que possible.

Donc voici cet article vendéen (un peu long) que j'avais publié au mois d’août 2013

Balade en Vendée : Montaigu côté château !

En ce 27 mai de l’an 2013 où le soleil nous suit depuis Nantes, nous voulons trouver un lieu agréable pour pique-niquer. Ce sera notre dernier arrêt avant les Herbiers où nous allons retrouver nos amis Ginette et Guy de Langogne. Vous venez avec nous ?

Nous passons devant les remparts 

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et le jardin paysagé !

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Paul et moi sommes un peu fatigués et puis nous avons faim aussi nous nous arrêtons !

Nous sommes devant le chemin de Barbecane, (nom venant peut-être d’une barbacane qu’il y aurait eu là autrefois.) et à gauche, vous voyez les restes de l’ancien bastion de la porte St. Jacques qui fut construit sur l’ordre de Louis XI en 1476. 

Aujourd’hui, ses vestiges constituent un monticule couvert d’arbres et de végétation. Et pour nous, ce coin ombragé est parfait !

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Nous vous laissons vous installer où vous voudrez ! 

Je profite de ce  moment de détente pour vous expliquer ceci :

Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1836, une crue détruisit le pont Jarlet, coupant l’accès à Montaigu par le sud, et donc la route de Nantes à la Rochelle. Le pont Jarlet fut reconstruit en 1837, et on décida de créer un lien direct entre la Grand’rue et le faubourg Saint-Jacques au sud de la ville. En 1856, un remblai fut édifié (la rue que nous venons de prendre en fait partie), comblant un bon bout des prairies de l’étang, ainsi qu’une partie des douves intérieures, détruisant par ce fait les fortifications situées avant l’entrée du Château.

Maintenant, allons excursionner un peu !

Mais où cet escalier de bois va-t-il nous conduire ?

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Sur la route remblayée qui surplombe ce joli parc paysagé et le ruisseau l’Asson qui coule vers la Maine qui lui offre son lit au-delà de la digue.

 

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La digue que vous voyez au loin !

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Barrant l’Asson pour former un étang protégeant le Château, la construction de la Digue de Montaigu vers 1480 est attribuée à Louis XI. Ses dimensions étaient d'environ 65 m de long, 11 m de large et 11 m de haut. Elle partait de deux tours qui étaient reliées au château par un petit pont-levis et finissait au sud par le déversoir de l’étang.   La digue est évoquée dans la chanson "De Nantes à Montaigu". Son origine est obscure mais, selon les musicologues, la musique daterait du tout début du 18ème siècle. Quant aux paroles, diverses hypothèses sont soulevées : Lieu de rassemblement de jeunes gens venant là pour raconter des histoires paillardes. Jeune femme allant s’y baigner en tenue d’Eve. Madame du Barry tombant à l’eau et se déshabillant pour faire sécher ses vêtements… 

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Toujours le cours de l’Asson, dans son joli parc, que nous n’avons pas le temps de voir de plus près ! Le ruisseau prend sa source à environ 15 km à l'est de Montaigu, près du château d'Asson. 

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Nous voyons aussi, le pavillon des nourrices dans son écrin de verdure derrière les remparts, entre les restes de la tour du Corbin et celle de l’Hôtel Bourbon, malheureusement cachées par les arbres.

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Le Pavillon des Nourrices est tout ce qui reste des bâtiments que firent construire Renée d’Avaugour et son époux Gabriel de La Lande au 17ème siècle. C’est un bâtiment de trois étages de 12,5 m sur 9,5 m. Dans le mur à droite de son entrée se trouve la sculpture d’un visage, connue sous le nom de "Monsieur Montaigu". Il a longtemps abrité le Musée du Nord-Vendée.

Quant à son nom « pavillon des Nourrices », d’après l’historien vendéen Charles Dugast-Matifeux, il viendrait de l’époque révolutionnaire où il aurait servi de refuge en 1793 à des femmes et des enfants.

De trois-quarts avec le zoom !

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Le lit paysagé de l’Asson  !

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Avant que le lit de l’Asson ne soit remblayé en 1856 : lithographie d’Armel de Wismes tirée du dictionnaire toponymique de la Vendée.

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Nous remontons vers la tour de la Porterie et voici les remparts côté Hôtel de ville !

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Les bâtiments que l’on voit sont à la place des anciennes écuries. 

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Perspective sur les remparts !

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L’hôtel de Ville !

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J’ai mal cadré ce panneau, car je ne voyais pas grand-chose dans mon viseur ! 

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Un peu d’Histoire :

La date de fondation du Château est incertaine. Par contre, sa structure générale avec ses cours, son donjon, ses protections créés avec les eaux de la Maine et de l'Asson et ses douves intérieures côté Ville, semble remonter aux seigneurs de Montaigu entre le 11ème et le 13ème siècle.

En 1473 Louis XI en fait une forteresse pour résister aux Bretons et à leur indépendance. Puis elle fut avec la ville de Montaigu, un enjeu majeur pendant les guerres de religions. Après la paix de Fleix en 1580, comme la forteresse restait toujours une menace pour eux, les Nantais obtinrent qu’elle fût démantelée. C’est lors de ce démantèlement en 1586, qu’une brèche fut pratiquée dans la digue pour redonner son cours normal à l’Asson et supprimé l'étang défensif qui devint une prairie.

En 1633, Renée d’Avaugour et son époux Gabriel de La Lande, achetèrent le Château de Montaigu. Ils décidèrent d’y construire, dans sa partie sud, divers bâtiments, dont ne subsiste que le Pavillon des Nourrices.

A côté de ce pavillon il y avait ce qu’on appelait le « Logis du Château », qui a toute une histoire :

Sous la Révolution, il est devenu bien national et fut mis en vente, mais ne trouva pas d’acquéreurs. Il fut alors occupé par les troupes chargées de la répression dans la région et bien-sûr il se dégrada.

A partir de 1800 il fut le siège de la sous-préfecture de Montaigu, mais en 1809, un orage ayant aggravé son état, la sous-préfecture dut déménager dans une maison voisine. Bien national invendu, le « Logis du Château » inutilisable, retourna alors à son ancien propriétaire, avec une partie des restes du Château. Trop abimé, il resta alors à l’abandon. En 1843, la ville le racheta et le fit raser pour construire, un peu en avant, le bâtiment de la mairie, où est l’Hôtel de Ville actuel.

Beaucoup de mes renseignements viennent de l’excellent site :

« Dictionnaire toponymique de la Vendée »

Plan de ce que je vous ai montré !

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1 - Où nous étions pour piqueniquer. 2 - Entrée du chemin de Barbecane. 3 - Le bastion. 4 - Pont Jarlet. 5 - Le remblai. 6 - Le cours de l’Asson. 7 - La digue. 8 - Les remparts. 9 - Le Pavillon des Nourrices. 10 - L’Hôtel de Ville. 11 - La Maine.

Voilà que se termine la visite de Montaigu et les restes de son château bien malmené !  

Mes amis, je vous laisse quelques jours vous égayer dans ce bel endroit chargé d’histoire, avant de prendre la route des Herbiers !

 

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Je suis heureuse de votre visite et vous remercie pour vos coms ! Mais aussi pour votre soutien et votre gentillesse !

Oui, un grand merci !

Florence