mardi, 28 mars 2017

Balade sur la Côte de Jade : (1) de Nantes à St Michel Chef-Chef !

La santé de notre chauffeur est stationnaire, donc pas de nouvelles balades en vues. Aussi je continue de vous montrer les balades des années précédentes.

Note : Les prochains articles sur la Côte de Jade avaient déjà été publiés en juin et juillet 2013 sur le blog que je supprime.

1ère partie : la route vers Saint Michel-Chef-Chef.

Cette 1ère partie est un peu longue pour celles et ceux qui seraient intéressés par mes explications, mais vous avez une bonne semaine devant vous pour les lire.

Aucun arrangement pour toutes ces photos car à l’époque, je n’avais plus de logiciels pour les réaliser.

Coucou les amis c’est encore moi, votre guide !

Je suis sur le pont qui enjambe la Loire !

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Le 4 mars 2013, la journée s’annonçant superbe, nous prîmes le chemin de l’océan, car Nantes est à environs 50 km de l’océan Atlantique. Bien-sûr, notre première pensée a été pour vous, compagnons de nos balades…

Avez-vous envie de venir avec nous ? Si oui, direction la Côte de Jade !

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Nous prenons la direction de Pornic, et les arbres qui nous accompagnent chantent à tue-tête comme nous dans la voiture, c’est un beau charivari !

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Mac-Do nous offre au passage son mimosa !

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et les arbres, leurs fleurs roses !

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Maintenant, c’est la route de St. Michel-Chef-Chef qui nous charme avec ses ajoncs,

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où un vieux moulin monte la garde !

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Nous sommes en plein Pays de Retz et ses ajoncs d’or avec le bleu du ciel

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ont donnés toute cette jolie verdure !

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En regardant de plus près ma photo, j’ai découvert un crucifie !

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Et nous voici arrivé à Vue.

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Un peu d’histoire glanée sur internet pour celles et ceux qui seraient intéressés :

Vue, du latin "Vidua" est un bourg très ancien, construit sur « Virillac » et qui fut fortifié par les Gaulois. C’est en 1551, durant les guerres de Religion, que Mercoeur ordonna la destruction des remparts.

Entre le VIIème et le IXème siècle, des moines philibertins, venus de Noirmoutier, implantèrent un lieu de culte dédié à Sainte Anne et construisirent, entre autre, l’église saint Philbert. Après le passage des Normands au XIème siècle, elle est reconstruite à l'emplacement d'un cimetière mérovingien. 

En 1265, le duc de Bretagne Jean Ier, offre le territoire de Vue à son fils puîné Pierre, mais celui-ci l'échange contre Nogent-le-Rotrou avec Emma Chabot qui devint ainsi Dame de Retz. La commune de Vue est située dans le Pays de Retz en Loire-Atlantique, au sud de l’estuaire de la Loire, à une vingtaine de km à l’ouest de Nantes. C’est un pays plat et peu élevé : la moyenne d’altitude est de 14m. Les 1400 (environ) Veuzéens et Veuzéennes vivent sur une commune rurale de 20km2.

L'église Sainte-Anne remplace l'ancienne église Saint-Philbert. On y trouve un reliquaire du XIXème siècle qui contient un morceau d'os de Sainte-Anne. Le maître-autel, est une œuvre du sculpteur Potet, et date de 1879. Le baptistère date du haut Moyen Age : il provient certainement de l'ancienne église.

Cette maison basse est typique de la région !

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Nous continuons la route et arrivons à la Sicaudais :

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son église : Sainte Victoire

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et son calvaire vu de dos !

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Un peu d’histoire glanée sur internet pour celles et ceux qui seraient intéressés :

La Sicaudais est un joli village de la commune d'Arthon en Retz.

C’est à la Révolution qu’Arthon-en-Retz fut érigé en commune. Elle fut dénommée Arthon jusqu'au décret du 9 juillet 1887, date à partir de laquelle son nom est devenu Arthon-en-Retz.

Au recensement de 2010 il y avait 3 761 Arthonnais et Arthonnaises.

Autrefois, à la Sicaudais, il y avait un château dont il ne subsiste plus qu'une chapelle.

En 1587, le seigneur de Chevigné de La Sicaudais, reçoit à sa table le roi de Navarre, futur Henri IV. (Le château de la seigneurie de La Sicaudais et sa chapelle privée sont cités en 1119, et la Sicaudais est mentionnée dans des actes de 1386 : « la seigneurie de La Sicaudais, dans la mouvance de la baronnie du Retz, est alors la propriété de Robert Bochereul, chancelier de Bretagne. On mentionne aussi Louis de la Roche au début du XVIIIème siècle, et la famille du Tressar vers 1776 ». )

Nous devons cette église (1844) à Mademoiselle Victoire du Tressay de la Sicaudais. Au milieu du XIXème siècle, elle dresse le plan du futur bourg, tel qu’il est constitué actuellement et finance la construction d’une église et d’un presbytère (devenu mairie en 1989). En 1843, à la suite de nombreuses démarches, elle obtient, non sans mal, l'érection de la Sicaudais en paroisse.

Sous l'autel de l’église Sainte Victoire de la Sicaudais reposent 20 habitants massacrés pendant les guerres de Vendée, la commune ralliée aux Blancs, compte près d’une centaine de victimes.

Nous reprenons la route et…

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humez braves gens l’air marin qui peu à peu se mélange à l’odeur des pins et des mimosas ! Mais le grand large sera pour la prochaine fois, car pour le moment, c’est plutôt l’odeur des ptites galettes !

2ème partie : Saint Michel-Chef-Chef.

*Paul et moi avons dédié cet épisode de notre balade à notre Mimi la Bretonne mignonne !*(Mimi du Sud)

Nous arrivons bientôt à St. Michel-Chef-Chef !

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J’ai pris son éloge sur le site de la ville pour celles et ceux qui seraient intéressés :

Saint-Michel-Chef-Chef / Tharon Plage est une commune dont l’attrait touristique est certain. Nature, détente, découverte, animations, activités diverses et variées :

St-Michel-Chef-Chef est une station où l’on ne peut pas s’ennuyer ! Sa situation privilégiée vous offrira la chance de découvrir de magnifiques paysages et sites naturels, et de trouver directement sur place ou dans les proches alentours tout ce dont vous avez besoin pour vous divertir, vous restaurer, vous loger. Situé dans le Pays de Retz Atlantique entre Pornic et St Brévin, s’étend sur une superficie de 2515 ha.

Réputée pour ses célèbres Galettes St Michel et sa magnifique plage de sable fin de 4,5km, elle est aussi riche de son Histoire et de son Patrimoine.

Ne cherchez plus : c’est l’endroit rêvé.

N’en jetez plus… la mer est pleine !!!

Un peu d’Histoire pour celles et ceux qui seraient intéressés :

A environ 50 km de Nantes, Saint-Michel-Chef-Chef, situé au fond d'une baie entre Saint-Brevin-les-Pins et la pointe Saint-Gildas est composé de deux stations : Saint-Michel et Tharon-Plage. La source Comberge a contribué à en faire un lieu très touristique.

La présence de l’homme est attestée depuis la plus haute antiquité sur notre côte, mais il est difficile de suivre l’histoire de Saint Michel au fil des siècles.

-Son origine, vers le 9ème siècle, pourrait être une aumônerie ou une léproserie. Deux possibilités pour le nom de Saint-Michel-Chef-Chef : "terra de Chevesché" signifiant probablement "la pointe", dénomination porté par la pointe de Saint-Gildas jusqu'en 1750. Une autre origine possible est qu'un nommé Le Chevecier chef résidait au couvent principal, à Saint Michel. On disait alors Saint Michel du Chevecier chef pour désigner sa résidence.

Le premier bourg se trouve enseveli sous les dunes au Sud de Comberge (dont je parlerai plus tard). Le bourg actuel de Saint-Michel-Chef-Chef est situé à l'emplacement d'une ancienne ferme gauloise.

-En 1275, nous voyons Girard II Chabot se dire « Seigneur de la paroisse de Saint Michel de Chevescier » et c'est la première mention que nous ayons de l’Eglise de Saint Michel.

-Vers 1410, une terre, dite de Cheveché appartenait aux Seigneurs de Retz.

(Pour ceux qui seraient intéressés, je donne des détails à la fin de cet article.)

-A la veille de la Révolution, Saint Michel est une petite paroisse de 800 habitants. Bien qu’il y ait un certain nombre de terres bien cultivées et quelques prairies, les landes pourtant très riches dominent car les habitants de Saint Michel sont presque tous marins et pêcheurs.

Saint Michel était déjà, à l’époque, un lieu de passage, comme en témoigne le cahier de doléances daté du 3 Avril 1789 « que l’ouverture et l’entretien des grandes routes ne soient plus à notre charge, mais que la dépense en soit faite par le Trésor Public puisqu’elles sont utiles à tous».

-En 1843, Saint Michel possédait seulement une cinquantaine de maisons groupées autour de l’église et du cimetière.

(Comme pour la route, toutes les photos sont prises depuis ma place de passagère.)

Après avoir quitté la Sicaudais, je vous disais que l’air marin peu à peu se mélangeait à l’odeur des pins et des mimosas !

Mais ici, dans l’air tiède à l’avant-goût estival,

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sous l’éclairage des jolis lampadaires,

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 le parfum délicieux des galettes Saint Michel nous enveloppe dans un paquet de gourmandise !

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Un peu d’Histoire tiré du site de la société pour celles et ceux qui seraient intéressés :

Joseph Grellier, maître pâtissier à St. Michel chef-chef, possédait une recette de petites galettes rondes qu’il avait baptisées "Galettes St Michel". Elles sont gravées d'un sceau représentant l'archange St Michel terrassant le démon. L'archange est aussi le au Saint Patron des pâtissiers ! Puis, Joseph Grellier choisit la fameuse poule, symbolisant la France, la ruralité et la qualité de ses galettes, comme icône de la marque. Pendant l’été 1905 sa femme Constance alla vendre ses galettes aux Parisiennes qui venaient en villégiature sur la Côte de Jade. Le succès fut tel, que la boulangerie-pâtisserie artisanale devint une biscuiterie. Et en 1919, la société "Biscuits St Michel" était née. Depuis, la biscuiterie St Michel s’est agrandie tout en respectant la qualité de ses produits et son indépendance. Elle est toujours une entreprise familiale indépendante. Outre ses galettes on lui doit, entre-autres, les Sablés de Retz, les éventails d’or, les Roudors, les Madeleines, etc… (les Roudors sont les biscuits préférés de notre chauffeur !)

Si vous voulez tous les détails concernant cette société allez sur son site :

http://www.stmichel.fr/#/saint-michel-chef-chef

Tout en bleu céleste !

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Maintenant, quittons les gourmandises profanes, pour nous tourner vers l’église de St. Michel-Chef-Chef.

Elle a été reconstruite en 1885. De style néo-roman, elle a remplacé l’église du XIème siècle. Des motifs marins ornent les chapiteaux et le porche d'entrée.

Une mauvaise luminosité, peu de recul, des voitures et des travaux ne m’ont pas permis de la prendre comme je le voulais, car depuis la voiture, ce n’était pas facile !

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Maintenant, nous sommes vraiment au bord de l’océan. Oui, oui, tout au bout !

Vous sentez l’odeur du large ? Nous sommes : Avenue de la Plage !

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Saint-Michel-Chef-Chef est situé au fond d'une baie entre Saint-Brevin-les-Pins et la pointe Saint-Gildas. Il est composé de deux stations : Saint-Michel et Tharon-Plage. La source « la Comberge » a contribué à en faire un lieu très touristique.

La marée est basse et les rochers laissent voir leurs cheveux bruns-verdâtres !

(Côté Saint-Brevin-les-Pins)

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Ces drôles d’échassiers sont des pêcheries !

(Côté pointe Saint-Gildas)

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 Mais nous les observerons mieux la prochaine fois. 

A bientôt mes amis pour la suite !

Je suis heureuse de votre visite ! Merci pour votre com, auquel je ne pourrais toujours pas répondre, mais j’irai vous voir dès que possible !

Florence

 

Pour celles et ceux qui seraient intéressés : 

Détail sur le patrimoine des seigneurs de Retz.

En 1413, Saint Michel échoit par échange à Guy de Laval, père de Gilles de Retz le célèbre Barbe Bleue, compagnon de Jeanne d’Arc, qui termina sa vie par la pratique de la sorcellerie et les crimes d’enfants, qui le ruinèrent. Donc, ruiné, il dû céder St. Michel à Jean de Malestroit, évêque de Nantes. Gilles de Retz fut brûlé à Nantes en 1440, et en 1448, Saint Michel fut rendu aux Sires de Retz : à Marie, fille de Gilles de Retz, puis à sa mort en 1457 à René son oncle. Puis comme son fils André n’eut pas d’enfant, cela provoqua une crise de succession qui dura 46 ans. Le domaine du dernier Duc de Retz se transforma en « lotissement féodal », en particulier les fiefs de Saint Michel, Sainte Marie et La Plaine. L’acte est du 22 mars 1782. Ainsi s’évanouissait un des plus beaux domaines de France dont l’histoire familiale avait su se maintenir 800 ans.

Détail sur le nom de St. Michel.

En consultant les archives municipales et les registres paroissiaux, on constate que diverses orthographes interviennent selon les époques. Ces changements sont dus semble-t-il à des prononciations différentes et aux transcriptions fantaisistes des scribes.

Du XIe au XVIe siècle, on peut relever : Chevecier, Chevescher, Cheveché, etc.

Ces appellations se transforment avec l’introduction de la lettre F et nous voyons alors apparaître Chefvechef et Chef-cier.

De 1630 à 1673, Chevechef sera d’usage courant. Chefchef ou Chef-Chef apparaîtra ensuite. Le 16 nivôse an II (1792), pour satisfaire à un décret de la convention qui ordonne aux communes de changer leurs noms respectifs s’ils rappellent les souvenirs de la royauté, de la féodalité et de la superstition, le conseil décide de s’en tenir au seul nom de Chef-Chef.

Puis, le 1er pluviôse an II (1793), il est décidé de nommer la commune : Les Sablons.

Enfin, le 12 brumaire an IV (1794), le conseil municipal décide, à la demande des concitoyens, de reprendre le nom de Saint-Michel-Chef-Chef.

J’ai glané mes explications sur le net dans divers sites.

Florence

Commentaires

Je n'ai jamais vu de pêcheries semblables mais c'est bien pensé et a certainement fait ses preuves si on les utilise encore! Jolie promenade sous un soleil fou, comme celui dont nous jouissons pour le moment... même en Belgique!!!

Au moins Paul est stationnaire, et s'y maintient. Il aimerait sans doute être un peu plus loin, mais chi va piano va sano e chi va sano va lontano...

Bisous à tous les deux!

Écrit par : Edmée De Xhavée | mardi, 28 mars 2017

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Bonjour Florence et Paul
Belle petite balade virtuelle
Vivement les vacances...j'ai hâte lol
Bonne semaine !
Daniel

Écrit par : Daniel | mardi, 28 mars 2017

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Bonjour Florence et Paul eh bien une sacrée balade et photos et +++ je repasserais demain. Sur mon smartphone. Dur dur. Gros bisous belle soirée. A+. Prenez soin De vous ...

Écrit par : bebert du 33 | mardi, 28 mars 2017

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Bonsoir Florence,

C'est une sacrée balade que tu nous proposes. Beaucoup de choses à admirer et à lire pour notre culture. C'est lumineux, parfumé et puis que c'est intéressant toutes ces explications. Un très agréable dépaysement pour clore ma journée
Merci Florence. J'aime comme toujours
Gros bisous et bon courage à Paul. Allez! les beaux jours reviennent. ça va aider

Écrit par : Martine | mardi, 28 mars 2017

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bonjour Florence , merci pour tes coms et visites et coucou à Paul ! ah oui là je vois tes magnifiques photos et explications ! églises et ... on connait ce coin et St Michel ... on en avait acheté des galettes et +++ ... hi hi avant je croyais qu'elles étaient faite au mont Mont St Michel hi hi comme quoi de visiter la France ça sert hi hi hi ! merci pour ce bel article et +++ gros bisous bel am à tous es deux prenez soin de vous deux !! a+

Écrit par : bebert33 | mercredi, 29 mars 2017

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De bien jolies photos. On a envie de se promener aussi.
La longère aux volets bleus est très belle. Et j'aime beaucoup ta dernière photos !
J'espère que Paul va se remettre au plus vite. Avec le printemps et le beau temps, peut-être cela va-t'il l'aider à reprendre de l'énergie.
Je vous embrasse très fort tous les deux.

Écrit par : Maliloulea | jeudi, 30 mars 2017

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bonjour Florence et Paul , un régal de revoir ton article et tes photos et tous ces endroits ... j'aime !!! , gros bisous passez un beau weekend et prenez soin de vous ! et profitez du soleil et +++
merci pour tes coms si sympas et +++++++

Écrit par : bebert du 33 | vendredi, 31 mars 2017

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Un bien joli parcours à faire... et un ciel bleu de rêve....
Courage à Paul, prenez soin de vous...
Bises

Écrit par : Petite Jeanne | vendredi, 31 mars 2017

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Bonjour Florence.
Quelle saut dans le passé.
Figure toi que je suis allé en colonie de vacances à St Michel Chef Chef alors que j'avais dix ans... et j'y suis repassé il y a 5 ans ... Je n'ai plus de souvenirs du village, je ne sais même plus si on y allait en balade.
Merci de me replonger dans un passé hélas déjà trop loin.
Bonne santé à vous deux. Amitiés à Paul et grosses bises à toi.

Écrit par : Albert Lupus | lundi, 03 avril 2017

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