samedi, 17 septembre 2016

En remontant la Sèvre 16 !

Avant de continuer nos escapades de 2016 des bords de Sèvre, je republie mes articles intitulés : « En remontant la Sèvre » récupérés sur mon autre blog que je supprime. Ainsi, vous aurez la chronologie des bords de Sèvre depuis sa confluence avec la Loire, puisque nous partons de Nantes. Beaucoup avaient déjà été publiés sur mon 1er blog.

Je vais vous offrir cette rediffusion de manière accélérée : environ tous les jours.

Ceci fut déjà publié le 16 août 2014

En remontant la Sèvre (16) !

 La Sèvre Nantaise à Pont Rousseau ! 

Coucou les amis ! 

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Ni ma figure ni mon chapeau n’ont une maladie honteuse, mais, ce sont les gouttes d’eau sur les vitres de la voiture qui font ces taches. Car en ce « beau » dimanche 16 février 2014, il pleut et je vous regarde dans la glace de mon pare-soleil qui, aujourd’hui, ne sert qu’à vous regarder ! 

J’avais envie de vous montrer des photos d’autrefois, et j’ai trouvé des cartes postales sur le site : images d’autrefois de la Morinière. Mais comme je voulais vous montrer la différence avec aujourd’hui, j’ai demandé à notre chauffeur de nous conduire là-bas. Ainsi, le dimanche 16 février 2014, nous nous retrouvons à la Morinière. Partis de Nantes par temps sec, 1/4h après, nous arrivons sous la pluie ! Pas grave ! Paul nous protège (mon APN et moi) avec un parapluie. Cela ne va pas durer, mais si vous nous suivez, emportez le vôtre, c’est plus prudent !

Vous voyez, il pleut à l’endroit où je prends la photo et à l’ouest, le soleil se lève   …             tout est à l’envers ici ! 

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6ème partie en deux temps : la Morinière d’hier et d’aujourd’hui.

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Au temps des chalands et des lavandières.

 J’ai connu, jusque dans les années 60, de nombreuses tenues maraîchères dans la région. Puis peu à peu, la ville a grignoté la campagne et les lotissements ont poussé là où étaient les primeurs. Le sable de la Loire servais, entre autre, aux maraîchers. Le sable favorise le drainage, il permet une meilleure oxygénation et un réchauffement du sol. C’est primordial au moment des semis pour cette région riche en primeurs.

Tenue maraîchère actuelle sur le bord de la Loire. 

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Dans la région qui nous intéresse pour le moment, le sable était véhiculé par des chalands qui remontaient la Sèvre (comme nous le faisons, mais en voiture) jusqu’à Vertou, et même Monnière. Les derniers chalands ont été le Suffren et

le Cap Vert que vous voyez ici. 

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Le Cap Vert est un chaland automoteur.

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 Il fut construit en 1928 à Nantes, et il fut baptisé « Ville d’Ingrandes ».

Au cours de sa vie il changea plusieurs fois de propriétaires et de frets.

En 1939 il fut rebaptisé Cap Vert, car à l’époque il naviguait entre Nantes et l’Huilerie de Château-Gontier avec des cacahuètes provenant de l’île du Cap Vert.

Puis peu à peu, le transport fluvial fut remplacé par le transport routier et le Cap Vert ne transporta plus que du sable, faisant la navette entre les sablières de la Loire en amont de Nantes et la Sèvre jusqu’à Vertou. Au début des années 70, il fut retiré de la circulation fluviale et fut utilisé comme ponton pour de plus gros sabliers. Il fut longtemps sur la Loire en différents endroits. En 1994, comme un vieux soldat valeureux il fut décoré : il fut classé monument historique. Enfin, en 2001, la Commune de Montjean sur Loire l’acheta et pour le protéger, elle l’enferma, non pas aux Invalides, mais dans un enclos près du syndicat d’initiative.

Et depuis, le pauvre vieux chaland se repose en « naviguant » dans une mare. 

Enfin, le 23 février 2014, Florence et son APN, conduits par leur fidèle chauffeur, sont allés jusqu’à Montjean sur Loire pour photographier le Cap Vert.

Il n’y a plus de chalands sur la Sèvre ni de lavandières qui haranguaient leurs mariniers en riant et en les apostrophant dans un langage assez vert.

Les lavandières venaient là, battre leur linge 

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Et là aussi au bout du quai Léon Sécher !

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et même si elles revenaient au même endroit, elles ne pourraient plus laver leur linge … l’eau de la Sèvre n’est plus de l’eau claire.

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Il n’y avait pas que des jours de labeurs à la Morinière, il y avait aussi les dimanches  …  Au temps des guinguettes et des Hirondelles.

Au temps des lavandières, les édiles de Nantes avaient institué des tarifs d'octroi très élevés pour repousser au-delà des frontières de leur ville les ouvriers et ouvrières qui venaient des campagnes pour louer leur bras dans les tanneries, chantiers navals, conserveries, raffineries… de Nantes. En quelque sorte, ils étaient priés d’aller travailler et se distraire ailleurs. Aussi, dans les villages où des usines s’étaient installées, comme à la Morinière, des guinguettes et restaurants avaient fleuris. Par les beaux dimanches, bourgeois et ouvriers se retrouvaient sur les bords de la Sèvre pour profiter, à prix abordables, des plaisirs qui leurs étaient offerts.

Les tonnelles étaient accueillantes : On allait boire un ptit verre de Muscadet chez Véro, se restaurer ou jouer aux boules au «  Tout va Bien », danser à « l’Idéale » au son du piano mécanique… Au bord de l’eau sous les ombrages, les enfants et les pêcheurs étaient les rois. Les dimanches, la vie étaient bien douce à la Morinière. 

Voici des cartes postales anciennes et mes photos pour vous montrer le changement.

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Demain vous aurez la suite, car c’est trop long de tout vous montrer aujourd’hui, comme il y avait beaucoup d'explications ! J'espère qu'elles vous auront intéressées ?

A demain donc mes amis ! Je suis heureuse de votre visite ! Merci pour votre com, auquel je répondrai, et j’irai vous voir dès que possible !

Florence

Commentaires

Bonjour Florence,
Comme toi, j'ai refais les photos d'un village à côté de chez moi pour une exposition. La mise en parallèle des photos 1900 et des photos actuelles, retraitées à l'ancienne (sépia ou nb) a permis à de nombreux anciens de se souvenir du temps jadis. Au-delà des réflexions suite aux modifications inhérentes à la modernité et à l'urbanisme, ce sont bien les souvenirs que ces photos ont aidés à exprimer.
Bises à toi et amitiés à Paul sous un temps plus que maussade.

Écrit par : Albert Lupus | samedi, 17 septembre 2016

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Ce doit être fort intéressant et j'aimerais bien les voir ainsi que lire ton article !!!
Oui, ce genre de photos aident à nous remémorer le bel autrefois !
Très bonne journée malgré la maussaderie ambiante, ici aussi et en plus il faisait presque froid ce matin, depuis quelques jours j'ai remis mes lainages d'automne !
Bises et amitiés bretonnes cher Albert !
Florence et Paul

Écrit par : Florence | samedi, 17 septembre 2016

BONJOUR FLORENCE MERCI POUR CES EXPLICTIONS ET PHOTOS ET CES PAYSAGES J'aime ! un plaisir de te suivre ! bien vue avec les gouttes hi hi hi hi gros bisous beau weekend A+

Écrit par : bebert du 33 | samedi, 17 septembre 2016

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Merci beaucoup, je suis contente que mon petit reportage qui remonte le temps comme nous la Sèvre, te plaise.
Oui, les gouttes !(°v°)!
Bonne fin de semaine et 4 bises bretonnes pour vous deux !
Florence

Écrit par : Florence | samedi, 17 septembre 2016

Bonjour Florence. j'aime regarder les vieilles cartes et comparer les changements au fil du temps. Je trouve dommage que l,on ne retrouve pas toujours quelques vestiges nostalgiques du passé. Ton billet et très intéressante. Bises à vous deux et bon week end

Écrit par : chantal33300 | samedi, 17 septembre 2016

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Coucou Chantal !
Et il y en a beaucoup dans certains endroits ! Ici, ils en gardent assez, mais cela ne compense pas la perte de ce qui a vécu et qui n'est plus. Souvent, plus par le faute des gens, que par l'usure lié au temps qui passe.
Merci, j'aime chercher dans le passé !
Pour toi aussi une très bonne soirée et un très bon dimanche qui s'annonce plus lumineux chez toi qu'ici, mais pas plus chaud ! Nos meilleures bises bretonnes !
Florence et Paul

Écrit par : Florence | samedi, 17 septembre 2016

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